Soutien aux communautés

Fournir un soutien pratique et des communications continues aux personnes recevant des soins, afin de répondre aux besoins individuels en matière de dépistage du cancer pendant et après la pandémie.

Recommandation n° 1 : S’associer aux membres de l’équipe multidisciplinaire, aux experts en la matière, aux partenaires communautaires et aux membres du public pour planifier les services de dépistage pendant la pandémie.

Principales données probantes et considérations relatives à la mise en œuvre

  • Cerner les facteurs entravant et facilitant la mise en œuvre du plan.
    • Là où il existe des obstacles, travailler en collaboration avec les partenaires et les intervenants pour en déterminer les causes et rechercher des solutions. Par exemple, les enseignements tirés des expériences antérieures des participants au dépistage et de leur famille et des risques futurs qu’ils voient pour leur sécurité peuvent aider à dissiper la peur du public et à définir les moyens de le rassurer sur les précautions prises pour assurer sa sécurité lorsqu’il se rend dans des établissements de soins de santé, y compris les soins primaires et les laboratoires.
  • Documenter et communiquer le plan.
    • Réviser le plan de manière proactive et le mettre à jour de façon continue.
  • Veiller à ce que le plan soit facilement accessible au personnel, aux partenaires et aux intervenants.
  • Les représentants des patients et des familles indiquent que les plans doivent tenir compte des besoins psychosociaux (p. ex., le soutien de la famille/des aidants lors des rendez-vous) et pratiques (p. ex., le transport vers les centres de dépistage) pour permettre la participation au dépistage.

Recommandation n° 2 : Sensibiliser davantage les communautés à l’importance du dépistage du cancer.

Principales données probantes et considérations relatives à la mise en œuvre

  • Concevoir des séances et du matériel éducatifs avec les populations des Premières Nations, des Inuits et des Métis et leur fournir ces ressources, en fonction de priorités précises pour s’assurer que les résultats sont significatifs et pertinents.
  • Les représentants des patients et des familles indiquent qu’il faut créer une stratégie de communication auprès du public à propos des services de dépistage.
    • Il est important de veiller à ce que les résultats du dépistage soient communiqués aux patients, car ils ont désormais moins d’interactions avec le système de santé et peuvent passer entre ses mailles.
  • Les représentants des patients et des familles soulignent l’importance de fournir l’assurance que les personnes recevront des soins si elles obtiennent un résultat anormal, tout en étant réalistes quant aux retards prévus.
    • Créer des messages clés sur la sécurité et l’importance du dépistage en utilisant un langage simple.
    • Communiquer des renseignements sur les arriérés et faire savoir que les recommandations peuvent changer au fil du temps en fonction de la situation actuelle.
    • Expliquer les risques dans le contexte des risques concurrents (p. ex., les risques associés à l’absence de dépistage du cancer, par opposition au risque de contracter la COVID-19).
  • Les messages sur ce que l’on peut attendre du dépistage doivent être formulés en termes concrets qui communiquent de manière honnête et transparente le plan pour la personne et le rôle que le participant joue dans ses soins.
  • Utiliser des supports visuels tels que des affiches et des rappels pour faciliter la communication avec le public.
  • Des activités de sensibilisation sont planifiées et mises en œuvre.

Recommandation n° 3 : Établir des partenariats avec les participants au dépistage et les familles en tant que membres essentiels de l’équipe de soins afin de permettre une approche des soins centrée sur la personne.

Principales données probantes et considérations relatives à la mise en œuvre

  • Soutenir et inciter les participants au dépistage et les familles à prendre des décisions éclairées concernant leur santé.
    • En permettant aux participants au dépistage de contribuer en connaissance de cause aux décisions relatives aux soins et aux traitements, on peut garantir que les services de santé sont fournis de manière holistique, digne et respectueuse.
  • Veiller à ce que les participants au dépistage disposent des renseignements dont ils ont besoin pour contribuer à la prise de décisions.
    • Établir des pratiques pour soutenir des communications aux participants qui sont claires et aident à gérer les attentes concernant les principales préoccupations potentielles telles que les retards dans l’accès aux services et l’incidence des retards ou de l’accès réduit au dépistage sur les résultats.
    • Préciser que les résultats des tests de dépistage et les renseignements recueillis sont la propriété du participant au dépistage.
  • Fournir du matériel (p. ex., documents d’information à remettre aux patients, ressources en ligne, etc.) rédigé dans un langage simple et dans la langue de choix du participant au dépistage, en tenant compte en particulier des variations concernant l’autodidaxie en matière de santé.
  • Engager les participants au dépistage dans leurs propres soins – faire participer les participants et les familles à la planification et à l’amélioration de leurs soins de santé.
  • Les représentants des patients et des familles indiquent que des mécanismes sont nécessaires pour permettre aux familles/aidants d’accompagner les participants au dépistage à leurs rendez-vous.
  • Lorsqu’il n’est pas possible pour les familles/aidants d’accompagner les participants au dépistage, il convient d’explorer les possibilités de créer des mécanismes virtuels qui permettraient aux patients de bénéficier du soutien de leur famille/de leurs aidants.

Recommandation n° 4 : Créer une culture où le retour d’information des participants au dépistage, des familles, du public est recherché chaque jour.

Principales données probantes et considérations relatives à la mise en œuvre

  • Veiller à la mise en place de structures pour soutenir le dialogue et la conversation de manière quotidienne avec les participants et les familles au sujet des soins (p. ex., les comités sur la sécurité).
    • Normaliser et encourager les participants et les familles à s’exprimer et à faire part de leurs préoccupations (p. ex., encourager les participants au dépistage à exprimer leurs préoccupations en matière d’anxiété et de santé mentale et leur offrir des soins de soutien et des conseils pour répondre à leurs préoccupations).
    • Adopter une approche collaborative pour étudier les préoccupations soulevées et y donner suite.
  • Concevoir des politiques et des procédures sur les lieux d’intervention en collaboration avec les participants et les familles (p. ex., politique sur la présence de la famille, transfert des patients, etc.).
  • Mobiliser les participants au dépistage et les familles à un niveau organisationnel (concevoir des services de concert avec les partenaires parmi les patients, la communauté et le public, établir des conseils consultatifs de patients, communautaires et publics, etc.).
  • En mettant en ligne l’imagerie, les résultats de laboratoire et les notes cliniques, les participants au dépistage peuvent être en mesure de mieux comprendre leur plan de traitement, d’obtenir des précisions auprès de leur équipe de soins si nécessaire et de cerner les erreurs éventuelles dans leur dossier médical.

Plus d’info

Pour obtenir de plus amples renseignements ainsi que la liste des références, téléchargez le document d’orientation intitulé Gestion des services de dépistage du cancer pendant la pandémie de COVID-19 et mise en place de services de dépistage résilients, plus sûrs et équitables.

Des ressources relatives à la COVID-19 sont disponibles afin d’appuyer et d’optimiser la restauration du dépistage.