Intégrer les soins chirurgicaux et les services médicaux pour améliorer les résultats

L’intégration externe (à l’échelon du système) et l’intégration interne des soins chirurgicaux et des services médicaux contre le cancer jouent un rôle essentiel dans le cadre de la mise en place d’un système coordonné et hautement organisé, avec, à la clé, des conséquences sur les soins prodigués aux patients et sur les résultats obtenus.

Appels à l’action pour améliorer la chirurgie du cancer

Le Canadian Network of Surgical Associations for Cancer Care (CANSACC) entend collaborer, avec ses membres et ses partenaires, pour optimiser la prestation de soins intégrés. Dans ce cadre :

  • Nous appelons les ministères provinciaux et territoriaux de la Santé et les programmes de lutte contre le cancer à intégrer la planification et la prestation des soins chirurgicaux liés au cancer au sein de la planification et de la prestation des programmes provinciaux ou territoriaux de lutte contre le cancer. Une telle démarche impose de disposer d’un plan complet en matière de chirurgie du cancer, intégré avec le plan de soins préalable et le plan de soins postérieur à la chirurgie. Un plan de ce type devrait comporter des détails sur la structure de responsabilisation, sur les communautés de pratique (pour les chirurgiens), sur les capacités d’analyse, sur l’amélioration de la qualité et sur les soins de suivi. Elle requiert également que les ministères, les programmes de lutte contre le cancer et les chirurgiens exercent leur leadership pour créer un cadre de responsabilité et de responsabilisation conjointes, comprenant un soutien financier.
  • Nous appelons les ministères provinciaux et territoriaux de la Santé à intégrer les services pour répondre aux besoins uniques des patients et améliorer les transitions tout au long du parcours de soins. Les soins à domicile devraient être coordonnés avec les chirurgiens et avec les hôpitaux afin d’être en mesure d’offrir des services de garde 24 heures sur 24. Une telle possibilité permettrait de trouver plus facilement des solutions au problème capital des urgences et des réadmissions à l’hôpital.
  • Nous appelons les ministères provinciaux et territoriaux de la Santé à exercer un rôle de chef de file et à collaborer avec les hôpitaux et l’ICIS en vue de faciliter la mise en place de systèmes partagés, notamment informatiques, ainsi qu’avec les soins primaires, en vue de créer une capacité suffisante pour les systèmes intégrés. Nous sommes pleinement conscients que les médecins responsables des soins primaires jouent un rôle clé dans la gestion des facteurs de comorbidité et dans le traitement des symptômes psychosociaux, très courants chez les patients subissant un traitement contre le cancer et chez les survivants.
  • Nous nous appelons nous-mêmes à collaborer avec nos associations membres et nos partenaires pancanadiens, ainsi qu’avec les systèmes de soins de santé et leurs dirigeants, et à appuyer des réseaux de collaboration pancanadiens susceptibles d’offrir aux chirurgiens et aux centres chirurgicaux les moyens d’apprendre les uns des autres, en s’appuyant sur des données, contribuant ainsi à normaliser et à améliorer les soins.