Y a-t-il eu une intégration des aliments traditionnels pour ceux qui le souhaitent?

Associé à la Priorité 6 et à la Priorité 7

Pourquoi cet indicateur est-il important pour les Premières Nations, les Inuits et les Métis?

An assortment of farmer's market tomatoes, squash, and green beens arranged on a black kitchen counter top.Les aliments autochtones traditionnels offrent des avantages culturels, sociaux et nutritionnels, qui peuvent contribuer à une santé holistique.

Ces aliments comprennent les aliments traditionnels1, le gibier sauvage, le poisson, les baies et les plantes, qui sont importants non seulement en raison de leur valeur nutritionnelle, mais aussi d’un point de vue culturel et spirituel.

Les plantes et les aliments traditionnels provenant de la terre ou du territoire d’un patient autochtone tirent leur force du lien qui unit le patient autochtone à sa terre et à ses enseignements culturels et renforcent ce lien2.

Voir les déterminants de la santé propres aux Autochtones

De quelle façon cela a-t-il une incidence sur les soins et les résultats?

D’un point de vue préventif, les aliments traditionnels et l’activité liée à la collecte des aliments et des remèdes traditionnels peuvent renforcer la santé d’une personne. Une alimentation nutritive riche en aliments traditionnels, accompagnée d’une activité physique sur le terrain, peut contribuer à prévenir l’obésité dans les communautés autochtones. L’obésité est un facteur de risque connu de certains types de cancer.

Lorsqu’ils sont offerts en milieu hospitalier, les aliments traditionnels présentent d’autres avantages que leur valeur nutritionnelle. Les avantages tels que le soutien psychologique, émotionnel et spirituel aux personnes vivant avec le cancer ont été décrits.

Plus important encore, lorsque des aliments traditionnels « reconnaissables et réconfortants pour les patients autochtones » sont offerts dans les établissements de soins, ces patients ont le sentiment d’avoir les moyens nécessaires pour faire face à leurs problèmes de santé3.
Les soins adaptés à la culture comprennent non seulement la prestation de mesures de soutien sécuritaires sur le plan culturel, mais aussi l’accès aux aliments traditionnels4 et l’intégration des remèdes traditionnels dans le plan de soins.

Vers l’équité en matière de santé

Baked sockeye salmon fish fillet with roasted sweet potato and broccoli, in enameled baking dish, selective focusLes aliments traditionnels ont une place légitime dans les soins de santé5.

Toutefois, des politiques telles que celles relatives à la santé et à la sécurité, à l’inspection des aliments et à la salubrité alimentaire doivent être adaptées pour permettre l’inclusion des aliments traditionnels dans les établissements de soins de santé.

Lorsque les établissements de soins de santé intègrent les cultures autochtones et les aliments autochtones traditionnels, ils sont plus sécuritaires sur le plan culturel pour les peuples autochtones.

La sécurité culturelle est un mécanisme important permettant d’éliminer les fortes disparités en matière de santé qui résultent du traumatisme colonial.

Ce que cela signifierait pour les personnes vivant au Canada

La qualité de la prestation des soins de santé est améliorée dans un système sécuritaire sur le plan culturel, qui tient compte des pratiques culturelles des peuples autochtones telles que leurs aliments traditionnels6.

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Voir les méthodes de mesure des indicateurs

Références

  1.  Food from wild animals and plants in remote northern regions.  For Inuit, this includes caribou, whales, seals, ducks, arctic char, shellfish and berries among other sources. Statistics Canada. Harvesting and country food: fact sheet. 2007. Available from: www150.statcan.gc.ca/n1/pub/89-627-x/89-627-x2007001-eng.htm    
  2. “For many Aboriginal groups, healthy eating is based on the premise of the consumption of traditional foods, which in addition to contributing to nutrition, is an important indicator of cultural expression, an anchor to culture and personal well-being, an essential agent to promote holistic health and culture, and the direct link between the environment and human health.” “Consumption of traditional foods is not just about eating; it is the endpoint of a series of culturally meaningful processes involved in the harvesting, processing, distribution and preparation of these foods. For many Aboriginal peoples, these processes require the continued enactment of culturally important ways of behaving, which emphasize cooperation, sharing and generosity.” Willows ND.Determinants of healthy eating in Aboriginal Peoples in Canada: The current state of knowledge and research gapsCan. J. Public Health. 2005; 96(3):S32-S36.
  3. Nourish. Traditional food as medicine at Sioux Lookout Meno Ya Win Hospital. Available here: www.nourishleadership.ca/practice-study-slmhc  
  4. Canadian Partnership Against Cancer. Acts of Reconciliation. 2018.  
  5. Traditional medicine has a long history. It is the sum total of the knowledge, skill, and practices based on the theories, beliefs, and experiences indigenous to different cultures, whether explicable or not, used in the maintenance of health as well as in the prevention, diagnosis, improvement or treatment of physical and mental illness.” World Health Organization. Traditional, complementary and integrative medicine. Available here: www.who.int/health-topics/traditional-complementary-and-integrative-medicine#tab=tab_1 
  6. United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, Article 24 and Truth and Reconciliation Call to Action 22