Dépistage du cancer du poumon au Canada, 2026

Sensibilisation de la population

Cette section résume les stratégies employées par bon nombre de provinces et de territoires pour accroître la participation au dépistage et améliorer l’expérience du dépistage pour les membres des Premières Nations, les Inuits et/ou les Métis ainsi que les autres populations privées d’équité*.

* Remarque : La terminologie utilisée pour décrire les groupes de personnes ayant été et étant marginalisés et sous-représentés évolue rapidement. Reconnaissant le caractère évolutif de la terminologie, le Partenariat emploie donc le terme « privé d’équité » dans cette section aux fins d’uniformité.

En savoir plus sur les stratégies visant à améliorer le dépistage du cancer du poumon, notamment sur :

Les territoires de compétence collaborent avec diverses populations afin d’offrir des programmes équitables et sécurisants sur le plan culturel. L’accès équitable à des services de dépistage est un volet des programmes de dépistage organisé (CIRC, en anglais). Les communautés, partenaires et organismes mobilisés sont énumérés ci-dessous.

Communautés, partenaires et organismes mobilisés

Colombie-Britannique
Un groupe de personnes diversifié a été sélectionné pour faire l’essai du matériel du programme afin de confirmer sa pertinence et sa facilité de compréhension pour les populations et les communautés privées d’équité. La First Nations Health Authority (FNHA) a participé au groupe de travail sur la trajectoire des patientes et patients du programme.

Alberta
Le personnel de l’ALCSP a rencontré les dirigeantes et dirigeants ainsi que le personnel du programme Indigenous Wellness Core des Services de santé Alberta (y compris le personnel d’intervention-pivot en oncologie), le Wisdom Council, la Métis Nation of Alberta et le First Nations Information Governance Centre. Une personne membre de l’Indigenous Wellness Core siège au comité directeur, et une autre participe au groupe de travail sur les communications et la mobilisation.

En collaboration avec l’Indigenous Wellness Core, le programme a conçu un plan de mobilisation autochtone.

Le programme a aussi transmis de l’information aux centres d’amitié dans les zones géographiques ciblées.

Saskatchewan
Les partenaires comprennent le ministère de la Santé, la Saskatchewan Health Authority, la Northern Inter-Tribal Health Authority et la Métis Nation–Saskatchewan. Ces intervenants clés ont travaillé ensemble pour évaluer l’état de préparation de la province et concevoir un cadre de gouvernance et des plans de projet pour soutenir l’élaboration du programme.

Le groupe de travail communautaire rassemble des membres de 32 des 33 Premières Nations du Nord qui composent la Northern Inter-Tribal Health Authority. Il comprend également des personnes issues de diverses communautés, dont des représentantes et représentants de la santé communautaire, une Aînée ou un Aîné, du personnel en promotion de la santé et en santé publique, du personnel infirmier, des professionnelles et professionnels spécialisés dans l’abandon du tabagisme et des personnes représentant la Métis Nation–Saskatchewan.

Le groupe représente les points de vue de la communauté sur la conception et les activités du programme. Non seulement ses personnes participantes donnent leurs propres points de vue en tant que membres de la communauté et d’organismes partenaires, mais elles ont aussi créé une approche de mobilisation communautaire. En outre, elles formulent des recommandations et donnent leur avis sur tous les aspects de la conception du programme.

Manitoba
Du matériel d’information et de sensibilisation du public a été évalué dans le cadre de groupes de discussion et de sondages, et avec des représentantes et représentants de la santé communautaire des Premières Nations. D’autres initiatives sont en cours pour s’assurer que les personnes sans PSP peuvent être orientées vers le dépistage du cancer du poumon et y accéder.

Ontario
L’Ontario collabore avec des communautés des Premières Nations, inuites, métisses et d’Autochtones vivant en milieu urbain.

Québec
Le Québec collabore avec des peuples autochtones de la Côte-Nord.

Nouveau-Brunswick
Le RCNB prévoit de travailler avec les groupes suivants (comme dans le cas de ses programmes de dépistage du cancer du côlon, du sein et du col de l’utérus) :

  • Personnes couvertes par un régime d’assurance fédéral (établissements correctionnels)
  • Cliniques de santé communautaire des Premières Nations
  • Direction de l’égalité des femmes/personnes de diverses identités de genre

Nouvelle-Écosse
Dans le cadre du spectre de participation publique de l’Association internationale de participation publique (AIP2), la Nouvelle-Écosse a collaboré avec :

  • les Premières Nations mi’kmaq;
  • des personnes afro-néo-écossaises;
  • des personnes 2ELGBTQIA+.

Dans le cadre du spectre de participation publique de l’AIP2, la Nouvelle-Écosse a informé et consulté :

  • des personnes ayant immigré récemment;
  • des populations urbaines au statut socio-économique inférieur.

Les données sont à jour en date d’octobre 2023, sauf celles de l’Ontario, qui le sont en date de mars 2024.


Mobilisation communautaire

Les stratégies de mobilisation comprennent l’élaboration de matériel pédagogique et de campagnes d’information ainsi que l’établissement continu de relations.

Faits saillants sur la sensibilisation et la mobilisation de la population

Colombie-Britannique
La collaboration se poursuit avec des PSP relativement aux trajectoires d’orientation et à la pertinence de l’orientation des personnes pour s’assurer que les populations admissibles sont au fait du programme et des processus d’accès au dépistage.

Saskatchewan
Le groupe de travail communautaire et le groupe de travail clinique ont pris ensemble des décisions clés pour guider le travail, notamment en établissant la politique d’admissibilité du programme.

Nouveau-Brunswick
Le RCNB dispose d’un plan de communication, de sensibilisation et de marketing pour ses programmes de dépistage du cancer au sein de la population (côlon, sein et col de l’utérus). Voici quelques stratégies adoptées : annonces à la radio, publications sur les pages Facebook et X (anciennement Twitter) du gouvernement du Nouveau-Brunswick (GNB), publicités payantes sur Facebook et Instagram, publicités programmatiques sur des sites Web populaires du Nouveau-Brunswick (Kijiji, SRC, Yahoo et MétéoMédia), affiches numériques dans les régies régionales de la santé et les centres de Service Nouveau-Brunswick, panneaux publicitaires numériques dans les grandes villes (Moncton, Saint John et Fredericton), publicités dans les transports en commun (Moncton, Saint John et Fredericton), plateformes de services d’information numériques (Telegraph Journal et Acadie Nouvelle) et publicités sur Google Search.

Nouvelle-Écosse
Le programme de dépistage du cancer du poumon a le plein soutien de la direction médicale et de la haute direction pour atteindre les résultats requis auprès des groupes privés d’équité. Nous sommes résolus à répondre aux besoins de nos groupes les plus à risque, pour répondre par le fait même aux besoins de l’ensemble de la population néo-écossaise.
Les données sont à jour en date d’octobre 2023.

Stratégies employées pour repérer et réduire les obstacles à la participation au dépistage

Colombie-Britannique
Une approche de cartographie géospatiale a été employée pour cartographier les emplacements des 36 centres de dépistage en Colombie-Britannique. L’utilisation du nombre de cas de cancer du poumon dans les bureaux de santé de la Colombie-Britannique comme approximation de la population admissible au dépistage, les effets de l’urbanisation et les composantes individuelles de l’Indice canadien de défavorisation multiple (composé d’indicateurs sociodémographiques et économiques) ont été étudiés, en plus du temps de trajet en véhicule. Ces données servent de base pour déterminer si la participation au dépistage a lieu de façon proportionnelle dans les endroits où l’on recense des cas de cancer du poumon.

Alberta
L’ALCSP a choisi les réseaux de soins primaires présentant les taux les plus élevés de tabagisme dans la province, y compris un réseau au nord-est de Calgary où les populations immigrées et autochtones sont plus importantes. Le réseau O-day’min à Edmonton compte aussi une population autochtone plus importante. Le programme a également choisi un centre dans la zone du Nord, sur recommandation de l’Indigenous Wellness Core et du Wisdom Council. Il s’agit d’un réseau de soins primaires ayant aussi une forte population autochtone.

L’ALCSP accepte les personnes orientées par les deux cliniques de soins primaires pour Autochtones des Services de santé Alberta, qui se trouvent au centre de santé Sheldon M. Chumir à Calgary et à l’Hôpital Royal Alexandra à Edmonton.

L’ALCSP accepte aussi les personnes orientées par le centre The Alex à Calgary, qui sert une communauté aux prises avec des difficultés complexes liées à la santé : pauvreté, traumatismes, instabilité financière ou résidentielle, insécurité alimentaire et besoin d’inclusion sociale et communautaire.

Un certain nombre de cliniques de soins primaires participant au programme, comme la clinique de santé pour personnes réfugiées du réseau Mosaic, œuvrent auprès de personnes immigrées et réfugiées récentes.

La clinique du réseau d’Edmonton Southside oriente vers le programme des patientes et patients de la clinique de soins de la maladie pulmonaire obstructive chronique et de l’asthme.

Plusieurs personnes orientées ont eu recours au service d’interprétation téléphonique des AHS, les cinq langues les plus demandées étant l’hindi, le vietnamien, l’arabe, le mandarin et le cantonais. L’affiche du programme et la brochure pour les patientes et patients ont été traduites en vietnamien et en chinois simplifié et mises à la disposition du public dans plusieurs cliniques ainsi que sur leur site Web.

Le personnel de l’ALCSP a fait des présentations à de nombreux groupes communautaires, y compris à des membres du consulat des Philippines.

Saskatchewan
L’une des réussites associées au début de la conception du programme est la mise sur pied d’une structure de gouvernance et de prise de décisions partagée pour favoriser une collaboration étroite entre les partenaires provinciaux du système de santé et de la communauté, en particulier les populations nordiques et les autres populations présentant un risque élevé. Le nord de la Saskatchewan est composé de communautés rurales, dont environ 87,4 % sont des communautés métisses et des Premières Nations. Les résidentes et résidents du Nord sont plus susceptibles de recevoir un diagnostic de cancer du poumon à un stade avancé. Les taux de tabagisme dans cette population sont deux fois plus élevés que dans le reste de la province. De plus, les taux de survie au cancer du poumon sont plus faibles. Ces communautés sont aussi situées loin des endroits où se trouvent des tomodensitomètres, les appareils servant au dépistage du cancer du poumon.

Manitoba
Les groupes privés d’équité sont établis à l’aide de données, de discussions avec le public et la communauté (groupes de discussion, sondages, consultations publiques) et de consultations avec des PSS, y compris des représentantes et représentants de la santé communautaire des Premières Nations.

Ontario
La collaboration avec les programmes régionaux de cancérologie et les responsables régionaux des soins primaires s’est révélée un atout précieux pour la mise en évidence des populations privées d’équité de chaque région et l’adaptation des stratégies de recrutement pour les rendre appropriées et efficaces.

Québec
Des capsules vidéo ont été réalisées à l’attention de la clientèle autochtone de la Côte-Nord.

Les démarches et les initiatives du projet pilote se poursuivront à la phase 2, grâce à un financement du Partenariat qui permettra d’embaucher une personne responsable de la coordination.

Nouveau-Brunswick
En se basant, entre autres, sur la rétroaction fournie par l’intermédiaire de la ligne provinciale de dépistage du cancer, la cartographie du SIG et son expérience avec ses autres programmes de dépistage du cancer, le Nouveau-Brunswick prévoit de recenser les populations et les communautés privées d’équité qui rencontrent des obstacles au dépistage. Il s’agit notamment des groupes suivants :

  • Personnes à faible revenu
  • Personnes immigrées et réfugiées récentes
  • Personnes non anglophones et non francophones
  • Personnes n’ayant pas de PSP
  • Personnes présentant des maladies concomitantes ou chroniques
  • Personnes atteintes d’un trouble mental
  • Personnes présentant un handicap physique
  • Personnes en situation d’itinérance
  • Personnes résidant dans certaines zones géographiques
  • Personnes couvertes par un régime d’assurance fédéral (établissements correctionnels, forces armées, GRC, populations réfugiées, populations immigrées)
  • Personnes de diverses identités de genre

Nouvelle-Écosse
Une revue de la documentation a exploré les différences potentielles dans les obstacles comportementaux rencontrés par des groupes correspondant à des communautés marginalisées.

L’analyse a permis de définir des interventions fondées sur le comportement. La Nouvelle-Écosse a entrepris des recherches qualitatives dans le but d’étudier les obstacles comportementaux potentiels à la sensibilisation et à la participation au dépistage du cancer. Des consultations ont eu lieu auprès de sept populations et communautés historiquement marginalisées définies au préalable.

Un message cohérent est ressorti de ces sept consultations communautaires :

  • Une approche de communication et de mobilisation appropriée doit passer par une mobilisation communautaire conçue conjointement avec des membres de confiance de la communauté.
  • Sans la participation de ces derniers, les membres de la communauté risquent d’hésiter à participer au programme, en particulier les groupes qui se méfient du système de santé en raison de la stigmatisation et de facteurs historiques.

Une approche de mobilisation plus diversifiée permet de renforcer la confiance à l’égard du programme de soins contre le cancer et de ses résultats; elle incite le public à faire confiance et à participer au programme de dépistage du cancer du poumon.

Île-du-Prince-Édouard
Des communautés des Premières Nations et des populations immigrées et réfugiées sont actuellement mobilisées dans le cadre de divers programmes de dépistage du cancer. Les constats seront appliqués à la planification du dépistage du cancer du poumon.

Terre-Neuve-et-Labrador
Le programme pilote n’a pas encore été lancé, mais un groupe de travail sur le recrutement et l’admissibilité a été formé pour fournir des conseils.

Les données sont à jour en date d’octobre 2023, sauf celles de l’Ontario, qui le sont en date de mars 2024.

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