Les Canadiens ayant des antécédents familiaux de cancer colorectal doivent faire l’objet d’un dépistage plus tôt, plus souvent

Selon l’Association canadienne de gastroentérologie, les personnes dont un membre de la famille au 1er degré est touché par un cancer colorectal font face à un risque personnel majeur, et un dépistage précoce est recommandé

TORONTO, le 27 novembre 2018 – L’Association canadienne de gastroentérologie (ACG) a publié une nouvelle ligne directrice relative au dépistage du cancer colorectal (en anglais seulement). La ligne directrice indique que dans certaines circonstances, mais pas toutes, les personnes dont des membres de la famille immédiate ont reçu un diagnostic de cancer colorectal devraient subir un dépistage plus tôt et plus régulièrement que les personnes ne présentant pas d’antécédents familiaux de cette maladie. La ligne directrice explique ces circonstances et offre des exemples concrets.

Le cancer colorectal est l’un des cancers les plus couramment diagnostiqués au Canada1. Il s’agit de la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes canadiens et de la troisième cause de décès par cancer chez les femmes canadiennes1.

Des données probantes indiquent que les personnes dont des membres de la famille au premier degré (parents, frères, sœurs ou enfants) ont reçu un diagnostic de cancer colorectal présentent un risque plus élevé. Si un membre de votre famille au premier degré a reçu un diagnostic de cancer colorectal, l’ACG recommande un dépistage par coloscopie ou par test immunochimique fécal (TIF) à la maison, dès 40 à 50 ans, ou 10 ans plus tôt que l’âge auquel le membre de votre famille a reçu son diagnostic (selon la première éventualité). Cette recommandation est fondée sur l’avis d’un médecin.

Par exemple, si votre frère a reçu un diagnostic à l’âge de 45 ans, vous devriez commencer à subir le dépistage à 35 ans. Cependant, si votre père a reçu un diagnostic à l’âge de 70 ans, vous pourriez attendre jusqu’à l’âge de 50 ans pour commencer à subir le dépistage. Vous devriez ensuite continuer de faire l’objet de dépistages réguliers, en fonction du type de test utilisé au départ.

Si plus d’un membre de votre famille au premier degré a reçu un diagnostic de cancer colorectal, le dépistage devrait être plus intense. Les personnes appartenant à cette catégorie devraient subir des coloscopies dès 40 ans, ou 10 ans plus tôt que l’âge auquel le membre de leur famille a reçu son diagnostic, et tous les cinq ans par la suite. Consultez la version complète de la ligne directrice mise à jour sur le dépistage du cancer colorectal pour en savoir plus.

Les Canadiens sont encouragés à parler à leur médecin au sujet de la nouvelle ligne directrice, et les personnes qui présentent des antécédents familiaux de cancer colorectal devraient consulter leur médecin pour discuter de leur risque et déterminer quel plan de dépistage leur conviendrait le mieux

Les lignes directrices nationales pour les Canadiens sans antécédents familiaux de cancer colorectal recommandent de commencer à subir un dépistage pour ce cancer à l’âge de 50 ans, et tous les deux ans par la suite, au moyen d’un test TIF.

La mise à jour de la ligne directrice est le résultat d’une analyse documentaire de 30 000 publications réalisée avec l’appui du Partenariat canadien contre le cancer (le Partenariat). Cette analyse visait à cerner : les personnes présentant un risque élevé de contracter un cancer colorectal; l’effet des antécédents familiaux sur le risque d’une personne de contracter un cancer colorectal; l’âge auquel le dépistage devrait commencer; le test qui devrait être effectué; et la fréquence à laquelle le dépistage devrait avoir lieu.

L’ACG et le Partenariat s’emploient à augmenter les taux de dépistage du cancer colorectal au Canada par l’entremise de programmes organisés. Le Réseau national de dépistage du cancer colorectal regroupe l’ACG, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et des programmes provinciaux et territoriaux de dépistage organisé du cancer colorectal, sous la direction du Partenariat. Grâce au travail de ces partenaires, depuis 2008, plus de 1,3 million de Canadiens supplémentaires appartenant à la tranche d’âge ciblée ont subi un dépistage du cancer colorectal.

Citations

Dre Nicola L. Jones, présidente de l’ACG

« Cette nouvelle ligne directrice sur le dépistage représente une étape importante pour la détection précoce et le traitement du cancer colorectal au Canada. Étant donné que la moitié de tous les cancers colorectaux sont diagnostiqués après leur propagation à d’autres parties du corps, il est impératif que les personnes présentant un risque plus élevé en raison de leurs gènes subissent un dépistage plus précoce afin de traiter le cancer colorectal avant qu’il ne progresse. »

Erika Nicholson, directrice du programme de dépistage et de détection précoce du Partenariat

« Cette ligne directrice est une bonne nouvelle. Elle aidera les Canadiens et les professionnels de la santé à comprendre le risque de cancer colorectal d’une personne et le type de dépistage qui lui convient le mieux. La ligne directrice constitue un ajout important aux recommandations existantes sur le dépistage du cancer colorectal chez les personnes présentant un risque moyen formulées par le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs de l’ASPC. Ensemble, elles aideront les programmes de dépistage et les médecins à mieux aider les patients à se faire examiner et, espérons-le, à détecter la maladie plus tôt, lorsque les chances de traitement et de guérison sont meilleures. »

La ligne directrice a été publiée en ligne dans la revue Gastroenterology avant son impression. Voir le résumé (en anglais seulement).

À propos de l’Association canadienne de gastroentérologie
L’Association canadienne de gastroentérologie (ACG) représente plus de 1 100 membres dans l’ensemble du Canada, y compris des médecins, des spécialistes des sciences fondamentales et des fournisseurs de soins de santé affiliés qui travaillent dans le domaine de la gastroentérologie. L’ACG est une organisation centrée sur ses membres, qui a pour mission de soutenir et de réaliser l’étude des organes du tube digestif, sains ou malades, ainsi que de promouvoir et de faire progresser la gastroentérologie en assurant un leadership en matière de soins aux patients, de recherche, d’enseignement et de formation professionnelle continue.

À propos du Partenariat canadien contre le cancer
À titre de coordonnateur de la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer (la Stratégie), le Partenariat travaille à mettre en œuvre la Stratégie pour réduire le fardeau du cancer pour les Canadiens. Le réseau de partenaires – des organismes de lutte contre le cancer, des dirigeants et experts du système de santé, ainsi que des personnes touchées par le cancer – apporte une grande variété d’expertises dans tous les aspects de notre travail. Après 10 ans de collaboration, nous accélérons les efforts visant à améliorer l’efficacité et l’efficience du système de lutte contre le cancer, tout en alignant nos priorités communes et en soutenant un changement positif dans l’ensemble du continuum des soins du cancer. Le Partenariat continue de soutenir les travaux menés par la communauté de la lutte contre le cancer dans son ensemble afin de concrétiser nos objectifs communs sur 30 ans : un avenir dans lequel moins de personnes recevront un diagnostic de cancer et en mourront, et dans lequel la qualité de vie des personnes vivant avec un cancer sera meilleure. Le Partenariat a été créé par le gouvernement fédéral en 2006 pour mettre en œuvre la Stratégie, et reçoit un financement permanent de Santé Canada pour continuer d’appuyer des partenaires de l’ensemble du pays. Visitez le site www.partenariatcontrelecancer.ca.

-30-

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Nick Williams, agent des communications, Relations avec les médias, Partenariat canadien contre le cancer, 416-915-9222, poste 5799 (bureau); 647-388-9647 (cellulaire), nick.williams@partenariatcontrelecancer.ca

RÉFÉRENCE

1- Société canadienne du cancer. (2017). Statistiques sur le cancer colorectal. Accessible à l’adresse : http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/colorectal/statistics/?region=on.

2- Société canadienne du cancer. (2017). Facteurs de risque du cancer colorectal. Accessible à l’adresse : http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/colorectal/risks/?region=on