Notre engagement en faveur de la réconciliation

Pourquoi ces travaux sont importants

Le Partenariat canadien contre le cancer reconnaît que les pratiques et les politiques coloniales continuent de nuire au bien-être de générations de Premières Nations, d’Inuits et de Métis. Les gouvernements, organisations et communautés de ces peuples dirigent les efforts d’amélioration de leur bien-être en élaborant et en mettant en œuvre des solutions autodéterminées qui leur sont propres. Il est essentiel d’appuyer ces efforts pour instaurer un changement durable au sein du système et combler les écarts qui existent sur le plan des soins du cancer et des résultats obtenus entre les Premières Nations, les Inuits et les Métis et le reste de la population canadienne.

En réponse aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR), le Partenariat appuie la mise en œuvre des appels à l’action 22 à 24 ayant trait à la santé. Ces derniers sont axés sur l’amélioration de l’accès aux pratiques de guérison autochtones, l’accroissement du nombre de professionnelles et professionnels autochtones travaillant dans le domaine des soins du cancer ainsi que leur maintien en poste, et l’amélioration des compétences culturelles de l’ensemble du personnel de santé. Nous cherchons également à contribuer à la réponse à d’autres appels à l’action, notamment le numéro 19, qui préconise l’établissement d’objectifs quantifiables pour combler les écarts dans les résultats en matière de santé entre les communautés autochtones et non autochtones.

La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) affirme le droit des peuples autochtones à l’autodétermination, à la préservation de leur culture et au contrôle de leurs services sociaux et de santé. Nous nous alignons sur ces principes en favorisant des solutions propres à ces peuples et déterminées par eux en cancérologie.

Le Partenariat appuie la mise en œuvre des appels à l’action suivants :

Appel à l’action no 19 de la CVR

Nous demandons au gouvernement fédéral, en consultation avec les peuples autochtones, d’établir des objectifs quantifiables pour cerner et combler les écarts dans les résultats en matière de santé entre les collectivités autochtones et les collectivités non autochtones, en plus de publier des rapports d’étape annuels et d’évaluer les tendances à long terme à cet égard. Les efforts ainsi requis doivent s’orienter autour de divers indicateurs, dont la mortalité infantile, la santé maternelle, le suicide, la santé mentale, la toxicomanie, l’espérance de vie, les taux de natalité, les problèmes de santé infantile, les maladies chroniques, la fréquence des cas de maladie et de blessure ainsi que la disponibilité de services de santé appropriés.

Appel à l’action no 22 de la CVR

Nous demandons aux intervenants qui sont à même d’apporter des changements au sein du système de soins de santé canadien de reconnaître la valeur des pratiques de guérison autochtones et d’utiliser ces pratiques dans le traitement de patients autochtones, en collaboration avec les aînés et les guérisseurs autochtones, lorsque ces patients en font la demande.

Appel à l’action no 23 de la CVR

Nous demandons à tous les ordres de gouvernement :

  1. de voir à l’accroissement du nombre de professionnels autochtones travaillant dans le domaine des soins de santé;
  2. de veiller au maintien en poste des Autochtones qui fournissent des soins de santé dans les collectivités autochtones;
  3. d’offrir une formation en matière de compétences culturelles à tous les professionnels de la santé.

Appel à l’action no 24 de la CVR

Nous demandons aux écoles de médecine et aux écoles de sciences infirmières du Canada d’exiger que tous leurs étudiants suivent un cours portant sur les questions liées à la santé qui touchent les Autochtones, y compris en ce qui a trait à l’histoire et aux séquelles des pensionnats, à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, aux traités et aux droits des Autochtones de même qu’aux enseignements et aux pratiques autochtones. À cet égard, il faudra, plus particulièrement, offrir une formation axée sur les compétences pour ce qui est de l’aptitude interculturelle, du règlement de différends, des droits de la personne et de la lutte contre le racisme.

Nous nous engageons à collaborer dans une optique de réconciliation avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis pour améliorer le système de lutte contre le cancer :

  • en mettant en œuvre les appels à l’action de la CVR;
  • en appuyant les priorités régionales, déterminées par les peuples autochtones et qui leur sont propres, énoncées dans la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer;
  • en appuyant nos partenaires dans leurs efforts visant à améliorer la qualité de vie et les résultats en matière de santé de tous les patients, patientes et familles des Premières Nations, inuits et métis;
  • en mettant en œuvre, dans toute l’organisation, des approches et des attentes qui appuient la réconciliation avec les gouvernements, organisations, conseillères, conseillers et partenaires des Premières Nations, inuits et métis.

Concrétisation de nos engagements

Le Parcours de réconciliation (2022-2027) est notre plan actuel pour concrétiser notre engagement en faveur de la réconciliation. Élaboré en collaboration avec des partenaires ainsi que nos conseillères et conseillers membres des Premières Nations, inuits et métis, ce plan énonce quatre objectifs concrets qui guident notre travail. Certaines mesures sont déjà en cours, et les progrès accomplis seront communiqués tout au long du cycle quinquennal. Ce plan sera actualisé tous les cinq ans.

Mise en action de notre parcours

  • Offre d’une formation continue en savoir-faire culturel et en humilité culturelle aux membres du personnel et du conseil d’administration
  • Communication d’occasions d’apprentissage facultatives (ressources, ateliers, conférences, etc.) pour aider le personnel à mieux comprendre ce qu’est la réconciliation
  • Reconnaissance de journées ou mois importants, comme le Mois national de l’histoire autochtone, la Journée nationale des peuples autochtones et la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, en encourageant la réflexion et la participation
  • Intégration de la réconciliation dans la planification de la haute direction et des équipes, la responsabilité individuelle à cet égard étant reflétée dans les objectifs de rendement.
  • Élargissement du Comité consultatif des Premières Nations, des Inuits et des Métis avec l’inclusion d’autres conseillères et conseillers issus de ces peuples.
  • Renforcement des stratégies de recrutement et de maintien en poste afin de mieux soutenir les personnes candidates et les membres du personnel issus des communautés autochtones
  • Maintien d’un engagement à assurer la représentation des Premières Nations, des Inuits et des Métis au sein du conseil d’administration du Partenariat, et adoption de pratiques de gouvernance qui appuient la réconciliation
  • Encouragement du recours à des entreprises autochtones pour répondre aux besoins professionnels et personnels
  • Établissement et maintien de relations durables avec les partenaires des Premières Nations, inuits et métis, fondées sur un respect mutuel et des priorités communes
  • Amélioration des futures initiatives et des processus opérationnels (p. ex. modèles de financement, établissement de rapports et mobilisation des fournisseurs) sur la base des leçons tirées des évaluations des initiatives financées, de la rétroaction des partenaires et de la formation en savoir-faire culturel et en humilité culturelle
  • Promotion d’initiatives financées qui s’alignent sur les priorités régionales, déterminées par les peuples autochtones et qui leur sont propres en matière de prévention et de soins du cancer
  • Appui de l’établissement de liens au sein des organisations, des associations et des gouvernements des Premières Nations, inuits et métis, ainsi qu’avec les partenaires du système de santé en général, pour renforcer la collaboration, échanger des connaissances et faire avancer les priorités communes

Principes directeurs

Notre travail repose sur des principes directeurs de la mobilisation, établis en collaboration avec des Aînées et Aînés, des conseillères et conseillers ainsi que des partenaires des Premières Nations, inuits et métis. Ces principes, ainsi que le leadership qui les porte, façonnent notre façon de créer des liens, d’agir et d’assumer pleinement nos responsabilités. Découvrez comment ces principes guident notre travail.