Faits saillants du rapport annuel 2019-2020

Voici nos principales réalisations récentes

Ce rapport annuel met en lumière les principales réalisations d’une année marquée par des événements ayant mis au défi, sans retour en arrière possible, les systèmes de lutte contre le cancer et, d’une manière plus générale, la communauté des soins de santé, leurs acteurs ayant, toutefois, réussi à y puiser une nouvelle motivation. En juin 2019, le Partenariat a publié la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer actualisée et a établi un plan d’action sur dix ans visant à améliorer l’équité du système de lutte contre le cancer. En mars 2020, le Canada a été confronté à l’apparition de la pandémie de COVID-19, qui a eu des répercussions sur tous les aspects de la prestation des soins de santé, y compris le dépistage du cancer, les services de diagnostic et les interventions chirurgicales.

Malgré les défis posés par cette pandémie, le Partenariat et ses partenaires ont continué de se mobiliser, en vue de la création, pour l’avenir, d’un système de lutte contre le cancer dans le cadre duquel tous les Canadiens, indépendamment de leurs particularités et de l’endroit où ils vivent, auront accès à des soins de qualité élevée. La prise en compte de l’équité et l’amélioration des résultats en matière de santé au sein des collectivités canadiennes diversifiées et mal desservies, l’amélioration de l’efficience et de l’efficacité des services de lutte contre le cancer et l’intégration des soins contre cette maladie au système plus général de soins de santé, sont au cœur de la Stratégie actualisée.

couverture du rapport annuel

Bilan de l’année 2019-2020

Les initiatives en cours font progresser la mise en œuvre de la Stratégie et aident le système de lutte contre le cancer à faire face à la COVID-19.

Améliorer les soins contre le cancer pour les Premières Nations, les Inuits et les Métis

Grâce à un financement du Partenariat, plus de 130 partenaires prennent des mesures concernant les priorités propres aux Premières Nations, aux Inuits et aux Métis et déterminées par ces peuples, par le biais d’initiatives qui profiteront à plus de 500 communautés. L’objectif est de mettre en place, d’ici 2022, dans chaque province et dans chaque territoire, des plans de lutte contre le cancer propres aux peuples autochtones. Les partenaires des Premières Nations, des Inuits et des Métis, ainsi que les organismes et les programmes de lutte contre le cancer, collaborent à ces travaux.

Formation d’ambulanciers paramédicaux à la prestation de soins palliatifs à domicile

La plupart des patients recevant des soins de fin de vie préféreraient rester chez eux. En cas d’urgence, les familles se tournent souvent vers le 911 pour obtenir de l’aide. En fait, les ambulanciers paramédicaux sont mis à contribution dans plus de la moitié des visites aux services d’urgence de patients recevant des soins palliatifs. Désormais, un nouveau modèle de soins vise à réduire la nécessité pour les patients en soins palliatifs de se rendre aux urgences, en formant les ambulanciers paramédicaux à l’évaluation et au traitement de ces patients à domicile, avant de les renvoyer vers leur médecin ou leur équipe de soins palliatifs pour leur suivi. L’objectif est de former 70 % des ambulanciers paramédicaux dans les provinces participantes d’ici 2022, sachant que 43 % d’entre eux, soit plus de 2 600 ambulanciers paramédicaux, ont déjà été formés.

Aider les patients atteints d’un cancer à arrêter de fumer

Les patients atteints de cancer qui cessent de fumer peuvent réduire leur risque de décéder de la maladie de 30 à 40 %. Toutefois, l’abandon du tabagisme peut s’avérer un objectif difficile à atteindre. Pour s’assurer que tous les patients reçoivent le soutien dont ils ont besoin à cet effet, le Partenariat finance des initiatives d’abandon du tabagisme dans les 13 provinces et territoires. À ce jour, 73 % des centres de cancérologie ont mis en œuvre un programme d’aide à l’abandon du tabagisme. L’objectif consiste à offrir des services d’abandon du tabagisme dans tous les centres de cancérologie d’ici 2022. À ce jour, 73 % des centres de cancérologie ont mis en œuvre un programme d’aide à l’abandon du tabagisme, alors qu’ils n’étaient que 66 % l’année dernière.

Accroître la participation équitable au dépistage du cancer colorectal

Le cancer colorectal est l’une des principales causes de décès au Canada. Il est indéniable qu’en détectant la maladie à un stade précoce, on améliore considérablement les résultats des patients. Toutefois, les programmes de dépistage du cancer colorectal affichent de faibles taux de participation, en particulier chez les personnes à faible revenu ou les nouveaux immigrants. Le Partenariat finance une initiative pluriannuelle visant à aider les provinces et les territoires à mieux repérer les populations faisant l’objet d’un dépistage insuffisant et à collaborer avec les collectivités locales concernées, afin de comprendre les motifs de cette participation limitée et de créer des solutions pour surmonter les obstacles qui empêchent ces populations d’accéder aux programmes de dépistage.

Réduire les taux de rappel pour anomalie dans le cadre du dépistage du cancer du sein

On constate une augmentation des taux de rappel pour anomalie (TRA) dans le cadre du dépistage du cancer du sein, c’est-à-dire du pourcentage de personnes rappelées pour des examens de suivi après un résultat de mammographie anormal. Cependant, dans le même temps, les taux de détection de cancer sont restés les mêmes, ce qui indique que de nombreuses personnes ont été informées que leur mammographie présentait une anomalie, alors qu’elles n’étaient pas atteintes d’un cancer. En conséquence, ces personnes doivent subir des examens de suivi et le stress causé par l’obtention d’un résultat de mammographie anormal, sans bénéfice supplémentaire. Des TRA élevés ont également des répercussions importantes sur le système. On estime, par exemple, qu’en ramenant à 6 % les TRA pour les dépistages subséquents, on éliminerait plus de 600 000 examens inutiles au cours des dix prochaines années, ce qui représenterait, pour le système de santé, des économies de 110 millions de dollars. Au cours de l’année passée, le Partenariat a travaillé avec les communautés de la radiologie et du dépistage du cancer du sein afin d’élaborer un cadre d’action pour optimiser les TRA.

Harmoniser la recherche avec la lutte contre le cancer

En 2018, 491 millions de dollars ont été consacrés à la recherche sur le cancer, dont environ 27 millions ont été dépensés par les principales organisations de financement de la recherche du Canada, pour des projets de recherche sur les services de santé. Ces recherches, qui jouent un rôle essentiel pour améliorer les soins contre le cancer et l’expérience des patients, sont d’autant plus solides qu’elles s’appuient sur les lacunes et sur les difficultés mises en évidence par les cliniciens, les patients et le système de lutte contre le cancer dans son ensemble. Cette intégration de la recherche sur le cancer et de la lutte contre la maladie est au cœur de la Vision canadienne de la recherche sur le cancer, élaborée par l’Alliance canadienne pour la recherche sur le cancer. La Vision souligne la nécessité d’une approche audacieuse et innovante de la recherche sur le cancer, qui permette la mise en pratique, au sein du système de lutte contre le cancer, des nouvelles connaissances et innovations disponibles.

Accroître l’accès aux essais cliniques

Les essais cliniques permettent aux chercheurs de mettre à l’essai de nouvelles approches pour prévenir, diagnostiquer et traiter le cancer, et aux patients, d’accéder rapidement à de nouveaux traitements prometteurs. Chaque année, environ 10 000 patients atteints d’un cancer participent à des essais cliniques au Canada. Le Partenariat s’est engagé à accroître le recrutement de patients dans le cadre d’essais cliniques et finance, pour ce faire, le Réseau canadien d’essais cliniques sur le cancer (RCECC), une initiative visant à renforcer la capacité des centres à mener des essais cliniques sur le cancer, dirigés par des chercheurs. L’objectif fixé pour 2022, qui était d’accroître le recrutement, partout au pays, de 75 % par rapport à la valeur de référence de 2014, a été atteint cette année, près de 4 200 patients participant désormais aux essais relevant du RCECC. L’analyse des données probantes met également en évidence le manque d’essais cliniques axés sur les adolescents et les jeunes adultes atteints de cancer (AJA). Un nouveau financement du partenariat permettra au RCECC d’appuyer la coordination des essais cliniques ciblant les AJA, par l’entremise du Conseil C17, un réseau de centres pédiatriques.

Améliorer la qualité grâce aux rapports synoptiques

Les données synoptiques aident les chirurgiens et les pathologistes à comparer leurs pratiques et leurs résultats, par rapport à ceux de leurs pairs et aux lignes directrices cliniques, et à apporter les changements requis pour améliorer la qualité des soins. Les rapports synoptiques utilisent des gabarits normalisés pour collecter et transmettre les données propres aux patients, notamment celles relatives aux prélèvements tissulaires et celles qui ont été recueillies lors des interventions chirurgicales. Ces données permettent non seulement d’éclairer les décisions thérapeutiques, mais également de suivre les variations, entre les cliniciens et entre les organisations, ainsi qu’à l’échelon du système dans son ensemble. Dans le cadre de projets financés par le Partenariat, partout au Canada, des groupes de chirurgiens et de pathologistes examinent les rapports de rétroaction synoptiques, en vue de s’inspirer de leurs pairs qui obtiennent de meilleurs résultats et de mettre en évidence les domaines qui nécessitent des améliorations sur le plan de la qualité. Par exemple, en Colombie-Britannique, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse, les chirurgiens thoraciques se sont fixé comme objectif, au cours de la dernière année, de réduire de 10 % les taux de complications après une intervention chirurgicale et prennent des mesures pour y parvenir.

Répondre aux besoins des adolescents et des jeunes adultes atteints de cancer

Chaque année, 7 600 Canadiens âgés de 15 à 39 ans reçoivent un diagnostic de cancer. Ces adolescents et jeunes adultes (AJA) sont confrontés à des défis uniques au cours de leur parcours face au cancer, notamment en ce qui concerne les répercussions de leur traitement sur leur fertilité, leur perte d’indépendance et l’interruption de leurs études ou de leur carrière. Souvent, les AJA n’obtiennent pas le soutien dont ils ont besoin, la détermination de meilleurs traitements et de services de soutien à la survie ciblant cette population se heurtant à un déficit de données de qualité en la matière. Pour combler ces lacunes, le Partenariat a travaillé avec plus de 100 intervenants dans tout le pays, notamment des AJA et leur famille, pour élaborer le Cadre canadien sur les soins et le soutien aux adolescents et aux jeunes adultes atteints de cancer. Ce document fixe les priorités pour améliorer les soins et les services ciblant cette population et orientera les politiques à adopter et les mesures à prendre, à tous les échelons, des fournisseurs de soins individuels à l’ensemble du système de lutte contre le cancer.

Améliorer la surveillance des symptômes chez les patients

Les personnes atteintes d’un cancer peuvent éprouver un large éventail de symptômes physiques et émotionnels, tels que la fatigue et l’anxiété, susceptibles de rendre leur expérience thérapeutique encore plus difficile. Les outils de mesure des résultats signalés par le patient (RSP) permettent aux cliniciens de faire subir régulièrement aux patients un dépistage relatif aux difficultés signalées et de mettre en place les soins et les soutiens appropriés. Lors d’une phase précédente de cette initiative, le Partenariat a appuyé avec succès l’introduction des RSP dans huit provinces. Davantage de provinces élargissent maintenant leur utilisation des RSP en orientant leurs efforts sur l’intégration d’un accès plus précoce des patients aux soins palliatifs. L’Alberta et le Québec s’appuient sur le succès des outils de mesure des RSP, pour les intégrer complètement à leurs systèmes d’information clinique.

Mobiliser les chirurgiens pour améliorer la qualité de la chirurgie du cancer

La chirurgie constitue le traitement le plus efficace pour de nombreux cancers, et près de 80 % des patients atteints de la maladie auront une consultation chirurgicale ou subiront une intervention chirurgicale, dans le cadre de leur traitement. En fait, on procède, chaque année, au Canada, à plus de 100 000 interventions chirurgicales contre le cancer. On observe, cependant, d’importantes variations en matière de pratiques chirurgicales, certains patients subissant des complications après leur intervention, qui occasionnent des hospitalisations plus longues, la nécessité d’être réadmis à l’hôpital et parfois le décès. Pour encourager une adoption plus uniforme des normes de chirurgie, le Partenariat a réuni, pour la première fois, 11 sociétés chirurgicales pancanadiennes afin de former le Canadian Network of Surgical Associations for Cancer Care (CANSACC) [réseau canadien des associations chirurgicales de soins contre le cancer]. Ces associations représentent tous les sièges de cancer et permettent au Partenariat d’établir une communication avec l’ensemble des chirurgiens spécialistes du cancer au pays. Le CANSACC offre une voix unifiée sur le monde de la chirurgie du cancer, en vue de promouvoir les normes de chirurgie, et sa vision partagée de soins chirurgicaux contre le cancer de calibre mondial.

Ensemble, nous ferons ce que nous ne pouvons pas faire seuls

Le Partenariat est fermement décidé à harmoniser ses efforts en vue de la réalisation des priorités actualisées de la Stratégie canadienne de lutte contre le cancer avec les réformes des soins de santé adoptées partout au pays. Il s’agit là d’un facteur de succès essentiel pour rétablir les services des systèmes de santé, compte tenu de la pandémie de COVID-19, et créer, au bout du compte, un avenir dans lequel moins de personnes seront atteintes de cancer, plus de personnes y survivront, et celles qui seront touchées par la maladie jouiront d’une meilleure qualité de vie.

Ensemble, nous ferons ce que nous ne pouvons pas faire seuls.

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Rapport annuel 2019-2020