Réseaux de surveillance et dépidémiologie

Réseaux de surveillance et dépidémiologie

Avril 2012 marque le début du deuxième mandat de cinq ans du Partenariat canadien contre le cancer et de la deuxième phase de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le cancer au Canada. Les grands axes d’activité et les initiatives des cinq prochaines années sont décrits dans le plan stratégique des années 2012 à 2017. Ce document est intitulé Faire progresser l’action vers une vision commune. Le site Web du Partenariat sera bientôt mis à jour pour tenir compte des activités à l’appui du plan stratégique. Les renseignements qui suivent décrivent les grands axes d’activité et les réalisations du Partenariat de 2007 à 2012.

Favoriser la collaboration afin de réduire les écarts en matière d’information et d’améliorer la capacité de surveillance

Les Réseaux de surveillance et d’épidémiologie du cancer appuient la création de renseignements multidisciplinaires de haute qualité, en temps opportun, qui peuvent être utilisés pour façonner les interventions de lutte contre le cancer et en faire le suivi. Cette initiative du Partenariat contribue à réduire les lacunes en matière d’information et à améliorer la capacité de surveillance du cancer en reliant des spécialistes du cancer d’un bout à l’autre du pays et en encourageant la collaboration d’une discipline à l’autre, tout comme d’une province ou d’un territoire à l’autre.

En 2009, quatre Réseaux de surveillance et d’épidémiologie du cancer (RSEC) pancanadiens, présentés ci‑dessous, ont été mis sur pied afin de réunir les experts, les praticiens et les spécialistes des politiques qui travaillent à la lutte contre le cancer et de favoriser la collaboration d’une discipline à l’autre, tout comme d’une province ou d’un territoire à l’autre. Guidé par le but global de réduire les lacunes en matière d’information, chaque réseau produit de l’information de grande qualité à propos de la surveillance du cancer, la diffuse et en intensifie l’utilisation. Cette information tient compte des perspectives nationales, provinciales et territoriales. La collaboration avec les intervenants provenant de plus de 40 organisations — les spécialistes d’un bout à l’autre du pays qui comptent sur des données de surveillance de grande qualité pour améliorer la lutte contre le cancer — et les rapports qui leur ont été présentés ont joué un rôle de premier rang dans l’évolution de cette initiative. 

Progrès réalisés à ce jour

  • À l’automne 2008, à la suite d’une demande de propositions, le Partenariat a choisi quatre Réseaux de surveillance et d’épidémiologie du cancer pancanadiens.
  • En février 2009, le forum pour les intervenants en surveillance du cancer a réuni plus de 80 analystes en surveillance du cancer et utilisateurs de données afin que s’amorcent des discussions entre les utilisateurs des données de surveillance sur le cancer et les quatre réseaux d’analyse. Le rapport sur le forum pour les intervenants en surveillance du cancer (Cancer Surveillance Stakeholder Forum Report – en anglais seulement) présente les principales leçons tirées ainsi que les discussions qui se sont déroulées au cours des rencontres.
  • En mai 2009, un atelier tenu à Ottawa a réuni des chercheurs principaux et des spécialistes de l’application des connaissances afin qu’ils explorent et élaborent des stratégies dans le but d’aborder les lacunes en matière de données de surveillance sur le cancer et d’inciter les différents destinataires à recourir à ces données.
  • À la fin de l’été 2009, les quatre réseaux sélectionnés étaient fonctionnels et avaient commencé à élaborer des programmes analytiques et des documents de lignes directrices méthodologiques.
  • En février 2010 et en mars 2011, des ateliers de formation ont été offerts par les Réseaux de surveillance et d’épidémiologie du cancer à l’intention des analystes débutants. Le premier atelier mettait l’accent sur des méthodes analytiques de base dans le domaine de la surveillance du cancer et le second, offert en partenariat avec l’Agence de la santé publique du Canada, portait sur les méthodes de prévision à court et à long terme. Les deux ateliers ont eu lieu dans le cadre d’efforts continus de renforcement de la capacité.
  • En octobre 2010, une analyse de la documentation portant sur les stratégies d’application des connaissances et des pratiques dans le domaine de la surveillance du cancer, intitulée Knowledge Translation in Cancer Surveillance (en anglais seulement), a été réalisée. Destinée aux personnes provenant d’organismes de lutte contre le cancer et les maladies chroniques à la recherche d’information, cette étude a démontré qu’une plus grande connaissance par l’utilisateur moyen des données actuelles — et de ses capacités d’interprétation de ces dernières — pourrait améliorer l’utilité des ressources à leur disposition et le processus décisionnel.
  • Les outils et les rapports mis au point par les Réseaux de surveillance et d’épidémiologie du cancer sont hébergés sur le site vuesurlecancer.ca. Il s’agit de ressources pour les membres des Réseaux et pour les membres de la communauté de la surveillance du cancer à la recherche d’information.
  • À l’été 2010, un comité scientifique consultatif international a été constitué pour étudier la valeur scientifique de l’initiative ainsi que des travaux et des produits d’information issus des réseaux. Le comité prodigue également des conseils sur l’établissement de liens stratégiques avec des chefs de file internationaux de la surveillance et de l’épidémiologie du cancer. En octobre 2010, le comité a rencontré les représentants des Réseaux à Toronto et a publié son premier examen scientifique.
  • Une évaluation exhaustive mettant l’accent sur la conception, la prestation, la mise en œuvre, le rendement, l’incidence et la viabilité des réseaux et de l’ensemble de l’initiative est en cours et devrait être terminée en mars 2012.

Les quatre réseaux d’analyse pancanadiens sont les suivants :

  • Le Réseau de surveillance des soins palliatifs et de fin de vie : Le réseau a pour but d’améliorer la qualité et l’utilisation des données existantes afin de mieux comprendre les caractéristiques des patients atteints de cancer en phase terminale, de même que leur utilisation des ressources au cours de leur dernière année de vie. Ces buts seront réalisés grâce à la mise sur pied d’un système de surveillance des soins de fin de vie exploitable sur le Web; la création de produits d’information; l’amélioration de la qualité et de l’utilisation de sources de données électroniques existantes afin d’améliorer la planification des politiques en matière de soins de fin de vie, la surveillance des ressources et la prise de décisions cliniques; l’engagement à l’égard de l’application des connaissances et du renforcement des capacités.
  • Le Réseau d’analyse de la survie au cancer et de la prévalence du cancer : La survie et la prévalence, deux mesures essentielles de la réussite de la lutte contre le cancer, ne sont ni estimées ni consignées régulièrement dans les registres canadiens du cancer, malgré l’intérêt croissant à l’égard de ces statistiques. Le réseau a pour objet de fournir des projections sur la survie, jusqu’à 10 ans suivant le diagnostic, et de calculer la prévalence du cancer. Le réseau répondra aux besoins de la communauté de surveillance grâce à la création de produits de surveillance et d’une capacité analytique durable en matière de statistiques sur la survie et la prévalence partout au Canada.
  • Le Réseau sur le cancer colorectal : Afin de répondre au besoin cerné d’un examen exhaustif, rigoureux et systématique du fardeau associé au cancer colorectal, le réseau a pour but d’étudier les variations interprovinciales, les tendances complexes et les écarts sociodémographiques en matière de cancer colorectal au moyen des données provenant des registres provinciaux sur le cancer. Les échanges de connaissances grâce à la diffusion de produits d’information, la communication de l’expertise et la formation d’analystes débutants font partie intégrante de ce réseau.
  • Le Réseau sur les prévisions du cancer : Le réseau a pour but de mener une évaluation intégrée à l’échelle nationale de l’incidence du cancer et des tendances de la mortalité; il vise également à concevoir et mettre en œuvre des méthodes normalisées et innovatrices de prévision de l’incidence du cancer et de la mortalité partout au pays. Le réseau améliorera la qualité des données et en facilitera l’accès, accroîtra la capacité grâce à la communication des connaissances, et produira des méthodes et des résultats normalisés qui pourront être appliqués dans les provinces et territoires canadiens et entre eux.