Recherche translationnelle
Avril 2012 marque le début du deuxième mandat de cinq ans du Partenariat canadien contre le cancer et de la deuxième phase de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le cancer au Canada. Les grands axes d’activité et les initiatives des cinq prochaines années sont décrits dans le plan stratégique des années 2012 à 2017. Ce document est intitulé Faire progresser l’action vers une vision commune. Le site Web du Partenariat sera bientôt mis à jour pour tenir compte des activités à l’appui du plan stratégique. Les renseignements qui suivent décrivent les grands axes d’activité et les réalisations du Partenariat de 2007 à 2012.
Transformer les conclusions de la recherche en pratiques cliniques
Le Partenariat collabore avec l’Institut de recherche Terry Fox à l’initiative pancanadienne sur les biomarqueurs du cancer pour appliquer les conclusions de recherche à la pratique clinique. Il s’agit d’un travail de nature pratique : recenser les nouvelles technologies qui peuvent améliorer la détection précoce et les méthodes de traitement au moyen des biomarqueurs, qui sont les caractéristiques biochimiques indiquant l’évolution de la maladie ou les effets du traitement.
L’initiative porte sur de nombreux types de cancer, notamment le cancer du poumon, de l’ovaire et de la prostate. L’étude la plus poussée de l’initiative est l’Étude sur la détection précoce du cancer du poumon, qui porte sur la façon dont les nouvelles technologies peuvent améliorer la détection précoce du cancer du poumon. L’étude s’appuie sur des essais internationaux d’envergure qui visent à déterminer si la tomodensitométrie hélicoïdale constitue le moyen le plus efficace de repérer les personnes qui sont à risque élevé de développer le cancer du poumon.
Les résultats préliminaires d’un essai récemment effectué aux États‑Unis relativement au recours à la tomodensitométrie hélicoïdale ont montré que l’examen des patients par tomodensitométrie est efficace pour réduire les taux de décès dû au cancer du poumon de 20 pour 100 par rapport au dépistage par radiographie pulmonaire. Le taux de mortalité, toutes causes confondues, a également connu une baisse de sept pour cent chez les personnes qui ont subi une tomodensitométrie.
Dans le cadre de l’étude canadienne, on procède au dépistage auprès des personnes à risque élevé à l’aide d’autres méthodes, dont des questionnaires, un test de respiration et une analyse sanguine des biomarqueurs. Cette étude a pour but de déterminer qui pourrait profiter le plus du dépistage par tomodensitométrie et d’examiner comment une combinaison d’examens et d’analyses pourrait être utilisée pour tirer profit au maximum du dépistage du cancer du poumon le plus rapidement possible au Canada.
Progrès réalisés à ce jour
- À la fin de mars 2011, les évaluations de base ont été faites auprès de 2 500 sujets ayant accepté de participer à l’Étude sur la détection précoce du cancer du poumon. En septembre 2011, 84 cas de cancer ont été détectés. D’autres cas de lésions suspectes font l’objet d’un examen plus poussé. Dans le cadre de l’étude, les données sur les coûts directs et indirects du diagnostic et du traitement du cancer du poumon ont été recueillies de façon prospective aux fins d’une analyse de l’économie de la santé.
- Des projets pilotes de recherche translationnelle liée au cancer de l’ovaire et au cancer de la prostate ont été financés à la suite d’examens internationaux complets effectués par les pairs.
- On a investi dans un projet qui vise à mieux comprendre le syndrome d’anorexie-cachexie, syndrome métabolique complexe qui entraîne une perte de poids involontaire chez les patients atteints de cancer.
- Des travaux visant à améliorer le taux de survie des personnes atteintes d’un myélome multiple ou d’un lymphome non hodgkinien ont été entrepris. Cette étude permettra d’accroître la capacité de détecter la maladie chez les personnes qui en sont atteintes.