Dépistage de la détresse

Dépistage de la détresse

Avril 2012 marque le début du deuxième mandat de cinq ans du Partenariat canadien contre le cancer et de la deuxième phase de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le cancer au Canada. Les grands axes d’activité et les initiatives des cinq prochaines années sont décrits dans le plan stratégique des années 2012 à 2017. Ce document est intitulé Faire progresser l’action vers une vision commune. Le site Web du Partenariat sera bientôt mis à jour pour tenir compte des activités à l’appui du plan stratégique. Les renseignements qui suivent décrivent les grands axes d’activité et les réalisations du Partenariat de 2007 à 2012.

Aider les gens à obtenir les soins dont ils ont besoin

De nombreuses personnes atteintes de cancer présentent des symptômes physiques comme de la fatigue et de la douleur. Elles peuvent également connaître la tristesse, la peur ou la solitude, ou être touchées par la dépression, l’anxiété et la panique. Les recherches indiquent que de 35 à 40 pour 100 des patients atteints de cancer ressentent un degré de détresse suffisant pour indiquer qu’ils aimeraient bénéficier de services de soutien supplémentaire.1

La détresse est considérée par Agrément Canada comme le « sixième signe vital », après la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la fréquence respiratoire, la température et la douleur. Elle peut souvent être détectée au cours d’une discussion avec le patient et par l’utilisation d’outils simples et normalisés, comme un questionnaire permettant de consigner le degré de douleur, de dépression, d’anxiété et de fatigue d’une personne. Le repérage proactif de la détresse permet aux cliniciens de déterminer si les patients doivent subir un examen approfondi ou être aiguillés vers des soins de soutien. Cela aide à faire en sorte que les gens reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour surmonter les difficultés d’ordre psychologique et pratique qui suivent souvent un diagnostic de cancer ou qui surviennent pendant le traitement.

Le Partenariat travaille à l’élaboration et à l’adoption de ressources qui amélioreront le dépistage de la détresse, et ce en collaboration avec neuf régions et organismes de soins liées au cancer : le Nord-Est de l’Ontario, la grande région de Québec, Cancer Care Nova Scotia, la BC Cancer Agency, l’hôpital Princess Margaret, ActionCancerManitoba, les Alberta Health Services et la Saskatchewan Cancer Agency.

Parce qu’il facilite l’accès des patients et des membres de leur famille à la gamme complète des services dont ils ont besoin, le dépistage de la détresse peut aider les personnes à surmonter d’importantes difficultés dans leur parcours face au cancer. Les membres de l’équipe travaillent en partenariat avec des fournisseurs de soins de santé, des survivants et des patients atteints de cancer afin d’offrir le soutien, les outils et la formation dont le personnel et les organismes locaux ont besoin pour créer des programmes qui répondent aux besoins particuliers des groupes locaux de patients partout au Canada.

Progrès réalisés à ce jour

  •  Depuis la mise en place de l’initiative en 2009, plus de 900 professionnels de la santé qualifiés ont effectué du dépistage auprès de plus de 10 000 patients.
  • Élaboré en collaboration avec l’Association canadienne d’oncologie psychosociale, le Guide pancanadien de pratique clinique : évaluation des besoins en soins psychosociaux du patient adulte atteint de cancer a été achevé et distribué en octobre 2009. Le guide donne accès à des données probantes complètes qui aident les praticiens à comprendre les besoins physiques et psychologiques des patients ainsi que leurs besoins en information.
  • Un groupe de mise en œuvre national composé de représentants des régions participantes a été formé afin qu’il mette en commun des stratégies et cerne les lacunes au chapitre des connaissances liées à la mise en œuvre et à la gestion du dépistage de la détresse.

Une évaluation du travail réalisé à ce jour a été entreprise, et les résultats sont attendus pour 2011‑2012. Les conclusions préliminaires montrent une amélioration de la collaboration et de la communication entre les professionnels, une meilleure connaissance par le personnel des ressources qui sont offertes aux patients et une plus grande efficacité de l’aiguillage vers les ressources psychosociales. D’après les premiers commentaires des patients, l’utilisation d’un outil de dépistage de la détresse a pour résultat d’améliorer la communication sur les symptômes et les préoccupations et d’en améliorer la gestion.


1Zabora J., K. Brintzenhofe-Szoc, B. Curbow, C. Hooker et S. Piantadosi, « The prevalence of psychosocial distress by cancer site », Psycho-oncology, 2001;10(1) : 19–28.