Dépistage de la détresse

Dépistage de la détresse

Avril 2012 marque le début du deuxième mandat de cinq ans du Partenariat et d’une autre phase de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le cancer au Canada. Les priorités et les initiatives pour 2012-2017 sont décrites dans notre plan stratégique (Faire progresser l’action vers une vision commune) et la section de notre site Web qui porte sur les priorités. Les renseignements qui suivent décrivent les travaux accomplis jusqu’à la fin de mars 2012.

Aider les gens à obtenir les soins dont ils ont besoin

De nombreuses personnes atteintes de cancer présentent des symptômes physiques comme de la fatigue et de la douleur. Elles peuvent également connaître la tristesse, la peur ou la solitude, ou être touchées par la dépression, l’anxiété et la panique. Les recherches indiquent que de 35 à 40 pour 100 des patients atteints de cancer ressentent un degré de détresse suffisant pour indiquer qu’ils aimeraient bénéficier de services de soutien supplémentaire.[1]

La détresse est considérée par Agrément Canada comme le « sixième signe vital », après la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la fréquence respiratoire, la température et la douleur. Elle peut souvent être détectée au cours d’une discussion avec le patient et par l’utilisation d’outils simples et normalisés, comme un questionnaire permettant de consigner le degré de douleur, de dépression, d’anxiété et de fatigue d’une personne. Le repérage proactif de la détresse permet aux cliniciens de déterminer si les patients doivent subir un examen approfondi ou être aiguillés vers des soins de soutien. Cela aide à faire en sorte que les gens reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour surmonter les difficultés d’ordre psychologique et pratique qui suivent souvent un diagnostic de cancer ou qui surviennent pendant le traitement.

Le Partenariat travaille à l’élaboration et à l’adoption de ressources qui amélioreront le dépistage de la détresse, et ce en collaboration avec neuf régions et organismes de soins liées au cancer : le Nord-Est de l’Ontario, la grande région de Québec, Cancer Care Nova Scotia, la BC Cancer Agency, l’hôpital Princess Margaret, ActionCancerManitoba, les Alberta Health Services et la Saskatchewan Cancer Agency.

Parce qu’il facilite l’accès des patients et des membres de leur famille à la gamme complète des services dont ils ont besoin, le dépistage de la détresse peut aider les personnes à surmonter d’importantes difficultés dans leur parcours face au cancer. Les membres de l’équipe travaillent en partenariat avec des fournisseurs de soins de santé, des survivants et des patients atteints de cancer afin d’offrir le soutien, les outils et la formation dont le personnel et les organismes locaux ont besoin pour créer des programmes qui répondent aux besoins particuliers des groupes locaux de patients partout au Canada.

Résultats de 2011-2012

  • Le Partenariat a collaboré avec l’Alberta, la Colombie‑Britannique, le Manitoba, la Nouvelle‑Écosse, l’Ontario, l’Île‑du‑Prince‑Édouard, le Québec et la Saskatchewan par l’intermédiaire du groupe de mise en œuvre du dépistage de la détresse afin de mettre en œuvre des programmes de dépistage et de cerner les lacunes en matière de connaissances durant les étapes de mise en œuvre et de gestion de cette initiative.
  • Le groupe de mise en œuvre a publié trois articles scientifiques et présenté dix résumés lors de conférences nationales.
  • Une évaluation auprès des premières régions à avoir entrepris le dépistage de la détresse a été réalisée. Les résultats serviront à orienter la planification subséquente et à mettre à jour un guide sur le dépistage de la détresse en 2012-2013. Plus de 2 200 professionnels de la santé ont reçu une formation et 42 000 patients ont fait l’objet d’un dépistage à l’aide des mêmes outils fondés sur des données probantes.
  • En juin 2011, le Partenariat a tenu un atelier qui a réuni des professionnels œuvrant dans les domaines des soins infirmiers, du travail social et de la recherche, afin d’élaborer une approche systématique à l’adoption et à la mise en œuvre de lignes d’un guide pancanadien de pratique clinique pour la gestion de la détresse. 

Pour en savoir davantage sur les résultats atteints jusqu’en 2012 et sur les façons dont le travail effectué appuie l’ensemble de la stratégie de lutte contre le cancer, veuillez lire la section Principales réalisations : 2007-2012 ainsi que nos rapports annuels et nos rapports d’étape


[1] Zabora J., K. Brintzenhofe-Szoc, B. Curbow, C. Hooker et S. Piantadosi, « The prevalence of psychosocial distress by cancer site », Psycho-oncology, 2001;10(1) : 19–28.